Si seul le Zeen Icon est homologué UCI ce jour, l'ensemble des cadres Zeen seront agrémentés du liseré arc en ciel à moyen terme. Mais alors, si Zeen n'a pas la prétention d'emmener Tadej et Remco en haut du Stelvio lors d'une épique étape de Giro - pour le moment en tout cas… - pourquoi donc s'acquitter d'obtenir le précieux cachet de l'Union Cycliste Internationale ?
Tout d'abords l'UCI, pour rappeler qui est César avant d'évoquer ses lois, c'est l'instance faîtière du cyclisme au niveau mondial reconnue par le Comité International Olympique (CIO), selon les termes de son site officiel. Né le 14 avril 1900 à Paris, cette vieille dame régit donc le monde du cycle sportif en administrant 11 disciplines au travers de 206 Fédérations Nationales réparties en 5 Confédérations Continentales.
Depuis Aigle, magnifique bourgade suisse du canton de Vaud, l'UCI définit donc les règles applicables lors des compétitions internationales. Parmi ces nombreux commandements, l'on trouve donc les normes dédiées à l'équipement - "encadrant l’utilisation du matériel [visant] à la fois à assurer la sécurité des coureurs, l’égalité des chances et à tirer un parti maximal de ce que l’évolution technique peut apporter au sport cycliste" selon sa propre définition - au sein desquelles se niche l'homologation des kit cadres qui nous concerne donc.
La norme UCI sur les kit cadres existent depuis le 1er Janvier 2011, dans le but de contrôler l'évolution, plus que centenaire, des technologies du cycle dont les innovations éclataient en un feu d'artifice de curiosités farfelues depuis les années 1990. D'aucun se souviennent des machines sorties d'une toile Surréaliste de Boardman, Colinelli et Indurain, ou bien encore du vélo fait maison de Graeme Obree, fabriqué avec du matériel de récupération, lui ayant permis de s'adjuger le sacrosaint record du Monde de l'Heure à deux reprises.



Des choix technologiques payants qui ont démontré, si certains en doutaient encore, que l'innovation pouvait modifier radicalement les performances d'un athlète. Dès lors, l'UCI décida de siffler la fin de la récrée, clarifiant les standards de cadre et de fourche acceptés en compétition de manière stricte, avec pour objectif que l'humain prime sur la machine, que l'avantage technologique d'un ou d'une cycliste sur la concurrence soit limité et encadré. Le 1er Janvier 2021, l'UCI étend d'ailleurs son homologation aux tiges de selle - la tige télescopique de Mohoric sur Milan-San Remo, est donc tout à fait valide - et aux éléments de cadre supplémentaires entre la potence et le tube de direction. Avant chaque épreuve estampillée UCI, un contrôle technique peut être effectué afin de vérifier la conformité du matériel. Un vélo non conforme peut être refusé, empêchant la coureuse ou le coureur de prendre le départ.

Plus spécifiquement, la norme UCI sur les cadres et les fourches concerne autant la géométrie que les innovations technologiques - les freins à disque ou les profils aérodynamiques par exemple - ainsi que le poids, limité à 6,8kg, vélo complet et en ordre de marche. Nous ne nous attarderons pas ici sur le détail de cette charte technique faites de 81 pages de schémas géométriques et d'articles de loi secs et raides comme le Ventoux. Pour les plus curieux et courageux : Clarification Guide of the UCI Technical Regulation

Mais bon sang, nous direz vous, quelle importance d'acquérir un vélo homologué UCI si l'on est pas prétendant au podium sur les Champs ou à l'or Olympique ? Au delà du modeste compétiteur licencié qui, on l'aura compris, ne pourra concourir sans machine griffées des cinq bandes colorées, les cyclistes amateurs trouveront dans cette homologation un gage de qualité internationalisé, et l'assurance d'une compatibilité avec les transmissions et composants périphériques modernes, que les fabricants conçoivent en adéquation avec les prérogatives dictées par les huiles aiglonnes.
Avec l'homologation UCI de votre cadre Zeen, nul besoin de vous illustrer lors des championnats du Monde pour arborer un bout d'arc en ciel lors de chacune de vos sorties !
